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A Gaza, l’union nationale pour relever le défi de la reconstruction

vendredi 10 octobre 2014 par Sterlin Charles

Haie d’honneur, sirènes, service de sécurité sur les dents : autant d’attributs du pouvoir politique. Ils représentent une première victoire symbolique pour le nouveau gouvernement palestinien d’union nationale, qui est entré solennellement dans la bande de Gaza, jeudi 9 octobre. Revenant sur ses positions antérieures, Israël a accepté de laisser passer les ministres de l’équipe de technocrates dirigée par Rami Hamdallah, venus de Cisjordanie, par le poste-frontière d’Erez. Au bout du long tunnel grillagé, un mur de caméras les attendait.

L’événement est considérable. Annoncé en avril, ce gouvernement de réconciliation devait commencer à travailler en juin. La guerre de cinquante jours contre Israël, cet été, a balayé l’initiative. Mais, une fois le cessez-le feu conclu fin août, les islamistes du Hamas et le Fatah, la formation du président Mahmoud Abbas, ont jugé que l’union était la seule option, après sept ans de rivalité. « Les années de conflit entre factions sont derrière nous », a assuré Rami Hamdallah. Sinon, pas d’aide internationale pour la reconstruction. Dimanche, les donateurs internationaux doivent se réunir au Caire. L’Autorité palestinienne espère 4 milliards de dollars – 3,15 milliards d’euros. Contrairement à 2009, où une conférence similaire s’était tenue à Charm El-Cheikh (Egypte) après l’opération israélienne « Plomb durci », la réconciliation Fatah-Hamas a été cette fois exigée en préalable par des donateurs méfiants.

GRAVATS

Le Hamas a donc accepté de se retirer du pouvoir politique de Gaza...

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