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Calendrier de sortie de crise/7 février

mercredi 3 février 2016 par Sterlin Charles

Évans Paul entre démission, négociations et gestion d’une fin de mandat

Il y a toujours un chef à la tête de la Primature. Il s’appelle Évans Paul. Plusieurs sources bien placées au sein du gouvernement ont affirmé à Le Nouvelliste que le chef du gouvernement avait écrit, signé et envoyé sa lettre de démission au palais national lundi soir. Mardi matin, il n’en était rien. « Le Premier ministre Évans Paul se garde d’entrer dans cette polémique de démission ou pas. Il est pour l’instant dans des rounds de négociations. Personne ne peut affirmer avoir vu cette lettre de démission… » a indiqué au journal un membre du cabinet de M. Paul. « Je ne peux pas vous dire qu’il n’y a pas de discussions sur sa démission, mais ce n’est pas encore concret… La lettre est bien là, mais elle n’est pas encore envoyée au président de la République…Il attend le bon moment pour le faire », a souligné ce haut cadre à la Primature. Joint au téléphone mardi matin, une source au secrétariat du palais national avait anticipé sur l’arrivée de la lettre de démission du Premier ministre. Le président du Sénat, qui dit avoir rencontré le chef de l’Etat lundi soir, souligne que Michel Martelly ne lui a pas parlé de la démission du Premier ministre. « Officiellement, jusqu’à cette présente minute (mardi après-midi), je ne suis encore touché ni de la démission du Premier ministre ni de la désignation d’un autre », a déclaré le sénateur Jocelerme Privert. Interrogé sur la circulation d’une courte liste de personnalités « premier-ministrables », des responsables au Parlement ont fait savoir que le chef de l’État ne peut communiquer au Parlement aucun nom de Premier ministre aux fins de consultations sans présenter au préalable la lettre de démission de M. Paul. S’agissant de l’Assemblée nationale qui devait se tenir hier mardi 2 février comme indiquée dans le calendrier de sortie de crise, le président du Sénat a souligné que l’Assemblée nationale peut se tenir à n’importe quel moment, une fois que les conditions sont réunies. « Je suis en attente d’un appel. Je suis disponible, à n’importe quel moment, le président Martelly peut m’appeler pour discuter de la crise en vue de trouver un accord sur une sortie heureuse… », a avancé le parlementaire. Le président du Sénat a souligné que, dans le protocole d’accord discuté avec le chef de l’État, ils (M. Privert et le président de la Chambre des députés) lui ont clairement fait savoir les conditions à remplir avant de désigner un autre Premier ministre. « Premièrement, il doit être un Premier ministre rassembleur capable de dégager un consensus entre tous les acteurs politiques. Il doit consulter les partis politiques représentés au Parlement et ceux qui ne le sont pas, il doit consulter le secteur des affaires qui lui garantira la légitimité des parlementaires et de tous les secteurs », a expliqué Jocelerme Privert. S’il y a une chose dont le président du Sénat est sûr, c’est que le président Michel Martelly va laisser le pouvoir le 7 février 2016. Maintenant, a-t-il dit, toutes les discussions portent sur les mécanismes qui permettront qu’au départ du président, le pays ne plonge pas dans le chaos, l’anarchie et l’instabilité politique.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com


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