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Conflit syrien : rencontre entre Bachar al-Assad et Vladimir Poutine

mercredi 21 octobre 2015 par Sterlin Charles

Cette visite est la première effectuée en Russie par Bachar al-Assad depuis le début du conflit en Syrie en 2011. Le président syrien s’est rendu hier à Moscou pour s’entretenir avec son homologue russe sur la campagne militaire qu’ils mènent conjointement contre les combattants islamistes.

La Russie a attendu le retour du président syrien dans son pays ce matin avant d’officialiser la rencontre. Hier, Bachar al-Assad s’est entretenu à Moscou avec son homologue russe pour le remercier de son aide dans le conflit qui dure maintenant depuis plus de 4 ans dans son pays.
https://fr.news.yahoo.com/conflit-syrien-rencontre-bachar-al-assad-vladimir-poutine-084025539.html
L’objectif commun

Les deux hommes ont évoqué la campagne militaire menée conjointement en Syrie par l’armée de Damas et par l’aviation russe contre les combattants islamistes. "Le terrorisme qui s’est répandu dans la région aurait gagné encore plus de terrain s’il n’y avait pas eu vos actions (militaires) et votre décision ", a expliqué le chef d’Etat syrien.

"À votre demande, nous avons apporté une aide précieuse au peuple syrien dans sa lutte contre le terrorisme", lui a répondu Vladimir Poutine. "Ce qui nous inquiète en Russie, c’est que, malheureusement, se battent sur le territoire syrien contre les troupes gouvernementales au moins 4 000 combattants issus d’ex-URSS", a-t-il ajouté.

Renforcer les structures gouvernementales

Moscou souhaite désormais jouer un rôle dans le règlement politique de cette guerre, "avec la participation de toutes les forces politiques, ethniques et religieuses" du pays, a précisé le président russe. L’objectif de la Russie est toutefois de maintenir Bachar al-Assad au pouvoir, comme l’a déclaré en septembre dernier Vladimir Poutine lors d’un entretien accordé à la chaîne CBS.

"Je crois profondément que toutes les actions allant dans l’autre sens — qui visent à détruire le gouvernement légitime de Damas - vont créer une situation qu’on a déjà observée dans d’autres pays de la région ou dans d’autres régions, par exemple en Libye et en Irak, où toutes les institutions étatiques ont été désintégrées", a-t-il affirmé. "Il n’y a pas d’autre solution à la crise syrienne que de renforcer les structures gouvernementales et de les aider dans le combat contre le terrorisme". "Dans le même temps, il faut encourager Damas à réformer et à entamer le dialogue avec une opposition constructive et rationnelle", a-t-il conclu.

370 personnes tuées

Les frappes russes, qui ont débuté le 30 septembre dernier, ont fait à ce jour 370 tués, dont un tiers environ de civils, selon les chiffres publiés hier par l’OSDH (Observatoire syrien des droits de l’Homme).

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