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Irak, la riposte française démasquée

mardi 30 juin 2015 par Sterlin Charles

L’affaire « pétrole contre nourriture » a été l’occasion d’une passe d’armes entre France et Etats-Unis.

LA NOTE DE LA NSA (2004)

Un responsable français projette de diffuser une liste d’entreprises américaines qui auraient profité du plan pétrole contre nourriture (Oil For Food - OFF) (TS//SI//REL TO USA, AUS, CAN, GBR et NZL) « Jean-David Levitte, ambassadeur de France à Washington, envisage de réagir dès aujourd’hui à des informations contenues dans le rapport de l’Irak Survey Group concernant un éventuel détournement du programme pétrole contre nourriture (OFF) par des entreprises en France et d’autres pays à l’époque de l’ancien régime Irakien. L’ambassadeur a qualifié le rapport de scandaleux car ce dernier ne citait nommément aucune entreprise américaine, et il a affirmé que de nombreuses entreprises françaises engagées dans le programme pétrole contre nourriture étaient en réalité des filiales d’entreprises américaines qui avaient également profité de ces accords commerciaux. Il projette par conséquent, avec l’aval du ministère des Affaires étrangères, de présenter une liste de ces entreprises américaines au Congrès et aux médias américains. Non-conventionnel. »

Lire la note sur le site de Wikileaks (en anglais)

CE QUE L’ON PEUT EN DIRE

Dans cette note basée sur une écoute téléphonique, Levitte a tort sur la forme  : aucune filiale américaine ne sera finalement mise en cause dans l’affaire pétrole contre nourriture. Mais raison sur le fond  : le dossier fut l’occasion d’une nouvelle passe d’armes entre France et Etats-Unis, deux pays amis mais ne reculant jamais devant le moindre croche-pied.

L’accord « pétrole contre nourriture » débute en 1996  : six ans après l’invasion du Koweït par l’Irak, l’ONU accepte de lever en partie l’embargo pétrolier visant le ­régime de Saddam Hussein. Sous couvert de financer les besoins essentiels du peuple irakien, des ventes partielles d’or noir sont autorisées, mais vite confiées à des amis  : français d’abord, puis (...)
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