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Jocelerme Privert nie son implication dans le massacre de la Scierie

mercredi 2 mars 2016 par Sterlin Charles

Lors de son passage à l’émission Panel Magik ce mardi, le président provisoire Jocelerme Privert a, une nouvelle fois, rejeté les allégations selon lesquelles il était impliqué dans le massacre de la Scierie, perpétrée quelques jours avant le départ de Jean-Bertrand Aristide en 2004. A l’époque, il était ministre de l’Intérieur. L’originaire des Nippes indique qu’il ne s’était pas rendu à St-Marc dans les jours précédant l’événement, et que le tribunal de première instance n’avait pas les compétences pour instruire contre lui, en sa qualité d’ancien ministre. -

Le 29 février lui rappelle son emprisonnement au pénitencier national. Jocelerme Privert – celui qui a franchi presque toutes les étapes dans l’administration publique avant de parvenir à la magistrature suprême de l’Etat–ne fait pas dans la dentelle pour le faire remarquer. Pour sa participation présumée au massacre de la Scierie à St-Marc, il a passé 26 mois en taule avant qu’une ordonnance des juges Hugues St-Pierre, Mécène Jean-Louis et Grégoire Jean-Baptiste ne confirme qu’il n’a été ni plus moins qu’un prisonnier politique. Le président provisoire clame son innocence. Pour ce faire, il s’arc-boute à la conclusion de l’ordonnance du juge d’instruction et du réquisitoire du commissaire du gouvernement de St-Marc indiquant qu’il ne s’était pas rendu à St-Marc au cours des événements. De plus, il explique que le tribunal de première instance de St-Marc n’a pas la compétence pour instruire contre un ministre. « Les actes posés par un ministre dans l’exercice de ses fonctions le rendent justiciable devant la Haute Cour de justice et non devant les tribunaux ordinaires. Ils n’avaient pas le droit de m’arrêter », argue-t-il, indiquant qu’il a fallu deux ans pour que la cour d’appel des Gonaïves sorte une ordonnance pour dire que Jocelerme Privert, pris en sa qualité de ministre, n’est pas justiciable devant les tribunaux ordinaires. Est-ce que le président Privert est amer à l’encontre de ceux qui l’ont emprisonné ? Il confie avoir reçu un conseil de la part d’Yvon Neptune, lui aussi incarcéré au pénitencier national pour les mêmes faits, qu’il observe encore. « Le jour où je devais laisser la prison, le Premier ministre Neptune était encore en prison, et il m’a donné un conseil. Il m’a recommandé de n’avoir ni aigreur, ni amertume, ni rancœur à l’encontre de personne, même ceux qui m’ont mis en prison. C’est un conseil que je retiens et que je répète chaque jour. Je n’ai d’animosité contre personne », a-t-il fait savoir.


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