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L’Ukraine veut des missiles anti-chars, des radars et des drones

mercredi 11 février 2015 par Sterlin Charles

Le président Barack Obama, après discussion avec la chancelière allemande Angela Merkel à la Maison-Blanche lundi, a annoncé qu’il allait remettre à plus tard un plan pour armer l’Ukraine afin de laisser davantage de temps aux efforts diplomatiques.

Voici les armes et les autres outils que l’administration Obama envisage de fournir à Kiev, selon d’anciens diplomates américains, des hauts gradés militaires et des experts.

- Missiles anti-blindages -

Les partisans de l’armement de l’Ukraine affirment que des missiles légers anti-blindages sont cruciaux pour permettre à l’armée ukrainienne de repousser les attaques des forces prorusses, qui ont été capables de se déplacer sans trop de problèmes à l’aide de véhicules blindés et de chars. Les armes sont portatives, peuvent être lancées à l’épaule et ne demandent pas d’entraînement spécifique.

"Les Russes ont envoyé des centaines d’unités d’équipement lourd en Ukraine, dont des chars et des véhicules blindés. Cela leur permettrait d’annuler cet avantage que possèdent les soit-disant séparatistes et les troupes russes", a indiqué John Herbst, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine.

M. Herbst figure parmi plusieurs anciens diplomates et commandants militaires qui ont demandé la semaine dernière une aide militaire majeure à l’Ukraine.

Les armes anti-blindages peuvent toucher leur cible à l’aide de coordonnées GPS, d’un radar ou de guidage infrarouge et ne demandent pas au tireur d’être devant la cible.

Washington pourrait également opter pour le M-72, une arme légère antichar introduite au début des années 1960 et qui était en voie de disparition avant de faire son retour en Irak et en Afghanistan pendant la dernière décennie. Les M-72 ont une portée d’environ 170 à 220 mètres et coûtent environ 900 dollars chacun.

Ils peuvent encore choisir l’AT4, la principale arme portable des soldats américains, qui peut toucher un véhicule à une distance de 300 mètres en une seconde. Un AT4 coûte environ 1.480 dollars.

Ils peuvent également opter pour les missiles Javelin, qui ont une portée beaucoup plus grande d’environ 2.500 mètres et peuvent par exemple abattre un hélicoptère à basse altitude. Mais cette arme plus lourde, généralement opérée par deux personnes, est aussi beaucoup plus chère, à 246.000 dollars l’unité.

- Radars anti-artillerie -

Les troupes ukrainiennes perdent beaucoup de soldats en raison de tirs d’artillerie et de roquettes, et les commandants américains affirment que Kiev a grandement besoin de radars anti-artillerie pour détecter les obus, protéger les troupes et répondre efficacement aux attaques.

Washington a déjà livré des radars qui pistent les tirs de mortiers. Ceux-ci ont démontré leur efficacité, selon certains officiels.

Les alliés des Etats-Unis en Europe, qui sont méfiants sur la nécessité d’armer Kiev, peuvent être plus ouverts à cette forme d’aide "non-létale", ont indiqué des experts.

"Les capacités non-létales sont moins susceptibles de créer un schisme (entre les gouvernements occidentaux) et devraient être convenables pour ces alliés", a pour sa part analysé Jacob Stokes, chercheur au Centre pour une nouvelle sécurité américaine.

- Drônes légers -

Alors que les forces prorusses utilisent des drones pour guider les tirs d’artillerie, l’administration Obama caresse l’idée de fournir de petits drones de reconnaissance pour permettre à Kiev d’identifier des cibles à distance. Parmi ces petits aéronefs, on compte le ScanEagle, qui mesure moins d’un mètre de long et est lancé à l’aide d’une catapulte, ou le Raven, plus petit, qui se lance dans les airs comme un avion jouet.

- Radios cryptées -

Les forces séparatistes sont en mesure d’écouter les conversations téléphoniques et radio des troupes ukrainiennes et peuvent ainsi prévoir leurs attaques. Les Américains envisagent donc de fournir des outils de communications sécurisés et de l’équipement antibrouillage à l’armée ukrainienne pour éviter des pertes inutiles.

- Renseignements -

Les Etats-Unis pourraient décider de partager davantage de renseignements provenant de satellites avec l’Ukraine sur le déplacement des troupes russes à la frontière.

Mais comme l’armée ukrainienne a été infiltrée par des espions russes, les renseignements devraient être fournis "sans les méthodes ni les sources", a précisé James Stavridis, amiral à la retraite et ancien Commandant suprême des forces alliées en Europe.

- Munitions et autres provisions -

Le gouvernement américain, comme d’autres alliés de l’Otan, envisage d’envoyer des munitions en Ukraine avec d’autres éléments clés, comme des lunettes de vision nocturne afin de s’assurer que les troupes ukrainiennes sont bien équipées.


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