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Haïti / Elections

« La communauté internationale et PHTK doivent choisir entre la commission d’évaluation ou la révolution », selon Jean-Charles Moïse

mercredi 27 avril 2016 par Sterlin Charles

Le leader de la plateforme Pitit Dessalines, Jean-Charles Moïse, a menacé de rallumer cette semaine le flambeau de la mobilisation à travers les rues. Le candidat à la présidence a brandi la menace en vue d’exiger du président Privert ses responsabilités en ce qui concerne la publication dans Le Moniteur qu’il prenne des noms des commissaires qui vont évaluer les élections controversées de 2015.

Alors que les partisans du Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK) occupent le macadam pour exiger un calendrier électoral pour l’organisation du second tour de la présidentielle, le leader de la plateforme Pitit Dessalines ne jure que par la mise sur pied de la commission d’évaluation électorale. Jean-Charles Moïse a lancé lundi, lors d’une conférence de presse, le mot d’ordre de mobilisation pour cette semaine en vue d’appeler le président Privert à prendre ses responsabilités. Jean-Charles Moïse, qui se montre insatisfait du gouvernement Privert/Jean-Charles, en a profité pour doucher cette frange de la communauté internationale qui voit dans la formation d’une commission d’évaluation le risque de faire traîner davantage le processus électoral.

Le numéro un de la plateforme Pitit Dessalines croit dur comme fer que la communauté internationale ainsi que le PHTK doivent choisir entre la commission de vérification pour faire la lumière sur les élections de 2015 ou une mobilisation généralisée susceptible d’accoucher d’une révolution. « La récréation est terminée. À partir de cette semaine, les militants de la plateforme Pitit Dessalines regagneront les rues », a tempêté l’ex-sénateur Moïse.

Jean-Charles Moïse, qui estime que la communauté internationale va trop loin dans les affaires politiques du pays, en a profité, par ailleurs, pour attirer l’attention des ambassadeurs sur ce qui était arrivé le 27 décembre, ainsi que les 17 janvier et 24 janvier, quand la communauté internationale disait « adelante ». Selon le candidat de Pitit Dessalines, le président Privert devrait rappeler à l’ordre ces ambassadeurs en les déclarant persona non grata.

« La plateforme Pitit Dessalines exige de bonnes élections même si ça prendrait le temps nécessaire », a avancé Moïse, expliquant qu’il ne s’opposera pas au second tour des élections en octobre prochain.

Sur les récentes déclarations des membres du CEP, Jean-Charles Moïse dit analyser scrupuleusement les mots. Il souhaite que ces derniers se ressaisissent. Plus loin, il exige le licenciement du directeur exécutif du CEP, Me Moslet Georges, lequel, dit-il, a été complice de nombreuses fraudes massives lors des élections de 2015.

AUTEUR

Michelson Césaire

mcesaire@lenouvelliste.com
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