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Tout savoir sur la fortune de Johnny Hallyday en cinq chiffres

mardi 13 février 2018 par Charles Sterlin

L’idole des jeunes n’avait pas la réputation de compter son argent. C’était un flambeur invétéré, qui a passé une grande partie de sa vie à rembourser ses dettes, contractées pour assurer son train de vie, qui pouvait atteindre 200.000 à 400.000 euros mensuels ! Il n’accumulait pas, à l’instar de certaines autres stars de la chanson, une fortune pour placer de l’argent dans des fonds d’investissement juteux, ou autres placements rentables sur le long terme. Quant à ses rémunérations, elles n’étaient jamais les mêmes, selon les albums et tournées. Exemple : en 2010, il n’a gagné « que » 1,2 million d’euros - soit 9 millions de moins que l’année précédente - selon le classement du Figaro des chanteurs les mieux payés.
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Johnny était une machine à cash, qui s’est constitué un patrimoine entre la France, les États-Unis et la Suisse. Propriétés immobilières, voitures de collection, droits d’auteur... Que reste-t-il de cet argent ? À l’heure où la famille Hallyday se déchire pour l’héritage, dont l’intégralité a été promise par le chanteur à son épouse Laeticia ? Le Figaro vous donne quelques chiffres essentiels pour y voir plus clair.
• 100 millions d’euros. C’est le chiffre évoqué par plusieurs médias qui correspondrait à l’ensemble du patrimoine de Johnny Hallyday laissé à Laeticia. Difficile, néanmoins, d’obtenir un montant plus précis : entre ses rémunérations, ses biens immobiliers, ses dettes et des déboires - de longue date - avec le fisc français, le calcul s’avère complexe. Aussi complexe que le règlement de sa succession établie en Californie, qui promet un capharnaüm juridique. « Le dossier n’est pas simple, expliquait Renaud Belnet au Point en décembre dernier. Une famille recomposée, des héritiers aux statuts fiscaux différents, des biens parsemés partout, un droit international et une fiscalité internationale… Les décisions du chanteur seront certainement soumises au contrôle de spécialistes fiscaux du droit privé. »

• 50 millions d’euros d’immobilier. La demeure la plus emblématique du chanteur, la villa Lorada (contraction du prénom de ses enfants Laura et David) qui s’étendait sur 1000 mètres carrés à Saint-Tropez, a été vendue dans les années 2000. Mais Johnny était propriétaire de plusieurs biens immobiliers. À commencer par « La Savannah », - achetée environ 4 millions - sa maison de Marnes-la-Coquette, dans laquelle il a poussé son dernier soupir. Une demeure de 900 mètres que le couple Hallyday avait mis en vente à 26 millions d’euros en 2010, sans trouver d’acheteur ! Ensuite, la maison de Los Angeles, dans le quartier résidentiel « Pacific Palissade », où les biens immobiliers excèdent fréquemment les 10 millions d’euros. La « villa Jade » de Saint-Barthélémy s’étale quant à elle sur près de 500 mètres carrés, et est proposée à la location entre 4000 et 8000 euros la nuit. Enfin, son chalet de Gstaad, qui lui servait de pied-à-terre fiscal en Suisse. Sotheby’s International Realty l’évaluait à 9,5 millions d’euros il y a quelques années. Il a été depuis été vendu.
• Droits d’auteur et patrimoine musical. L’héritage de Johnny Hallyday comprend également son patrimoine musical et artistique, qui est loin d’être négligeable : il comprend les droits d’interprète, d’édition, parfois d’auteur - pour environ un millier de chansons - et les ventes de disques. Johnny Hallyday n’était qu’interprète, mais selon RTL il touchait un pourcentage très élevé qui avoisinait les 20%, digne d’un auteur-compositeur. Un statut qui lui rapportait en moyenne 2 millions d’euros chaque année. Il avait par ailleurs les droits sur 93 chansons détenues via sa société Pimiento Music SAS. Elle lui rapporte en moyenne 200.000 euros de dividendes par an. Depuis le décès de Johnny, 345.000 disques ont d’ores et déjà été vendus, et un album posthume devrait sortir dans les prochains mois...
• Des dettes au montant inconnu. « L’argent, Johnny ne sait pas ce que c’est. Il est l’un des rares hommes de spectacle à se comporter aussi peu en homme d’affaires. » Ce propos a été confié aux Inrocks par Jean Pons, son ancien impresario. Le train de vie faramineux de Jonnhy a engendré de nombreuses dettes, qu’il devait sans cesse rembourser. Universal lui a accordé plus de quinze prêts entre 1978 et 1996, pour un total de plus de 15 millions d’euros, qui ont servi à payer le fisc à la fin des années 70, acheter sa maison à Marnes-la-Coquette, ou un yacht qu’il a revendu... Pour rembourser ses dettes, Johnny a également revendu à Universal ses droits sur les produits dérivés, son nom, la marque Johnny Hallyday, ou son site internet.
• 9 millions d’euros au fisc. Johnny Hallyday a également un passif avec les autorités fiscales françaises. Après s’être exilé en Belgique, en Suisse puis aux États-Unis, le rockeur ne devait pas moins de 9 millions d’euros au fisc français en 2011... Les autorités fiscales avaient alors décelé un montage complexe d’optimisation fiscale que Le Figaro avait révélé le 28 décembre 2009, ce qui avait été confirmé par une seconde enquête publiée en 2011. On constatait alors que le montage empruntait des circuits exotiques : le chanteur expédiait ses dividendes vers une holding luxembourgeoise - baptisée Nerthus Invest - qui appartenait elle-même à Gedar SA, une holding immatriculée dans un autre paradis fiscal, le Liberia, et contrôlée par Johnny lui-même.


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