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Les maires d’Haïti exigent le départ du ministre Aviol Fleurant avant le 5 mars

lundi 26 février 2018 par Charles Sterlin

National -

Les maires d’Haïti ont élevé la voix contre la décision du ministre de la Planification et de la Coopération externe Aviol Fleurant octroyant aux parlementaires et aux Casecs le plein pouvoir de gérer les fonds communaux alloués aux municipalités.

Réunis suite à une convocation à l’extraordinaire le vendredi 23 février 2017, les édiles du pays ont adopté une résolution baptisée « résolution de Karibe » portant sur plusieurs revendications.
Le départ du ministre de la Planification et de la Coopération externe Aviol Fleurant avant le lundi 5 mars 2018 pour une meilleure harmonie entre le pouvoir central et les collectivités territoriales, le virement immédiat sur le compte des mairies des cinq mois de retard d’allocation, sont les deux principales revendications des maires d’Haïti.
Réunis en assemblée extraordinaire, d’une seule et même voix, les maires des différentes localités du pays ont sollicité la destitution du ministre Aviol Fleurant. Une vague de mouvements de protestation a éclaté pendant le déroulement de cette rencontre. Ils on exprimé leurs frustrations en lançant des propos hostiles à l’endroit du ministre de la Planification, affirmant que ce dernier agit sous la dictée des parlementaires.
L’assemblée des maires a sollicité de la Fédération nationale des maires d’Haïti (FENAMH) de prendre toutes les mesures nécessaires pour le respect de ladite résolution. Dans le cas contraire, ils envisagent de passer à l’offensive afin que leurs revendications soient prises en compte. Les édiles n’écartent pas la possibilité de fermer toutes les portes des mairies de la République. Toutefois, les cimetières sont exempts de cette prise de position

Selon eux, la décision d’accorder la gestion des fonds communaux aux parlementaires génère une situation conflictuelle entre les maires, les Casec et les parlementaires. Une mesure qui, suivant les maires, rend non fonctionnelles les municipalités. Les maires considèrent cette décision comme un manque d’égard, une gifle pour toutes les collectivités territoriales.
Pour sa part, la mairesse de l’Arcahaie, Rosemila Petit-Frère, n’a pas mâché ses mots pour critiquer le gouvernement dans ses relatons avec les maires. Les autorités subjuguent les collectivités, elles les empêchent de travailler pour le bien de la communauté », a indiqué l’édile de l’Arcahaie.
Dans la même veine, le président de la FENAMH, Jude Édouard Pierre, présentant cet état de fait, croit qu’il est urgent de porter les autorités à surseoir à ladite mesure, excluant les maires qui sont les véritables responsables du développement de la commune.

Par ailleurs, cette assemblée générale à l’extraordinaire des maires fixait comme objectif de décider de l’avenir des collectivités territoriales et des municipalités du pays. Elle entend renforcer la gouvernance locale, l’effectivité de la décentralisation et l’amélioration du fonctionnement des mairies pour mieux répondre aux attentes de la population.

Yolande Day
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