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Donald Trump engagé dans un bras de fer judiciaire avec plusieurs femmes

mercredi 21 mars 2018 par Charles Sterlin

Une seconde femme a porté plainte pour demander d’invalider une clause de confidentialité signée avec le président des États-Unis tandis qu’une autre plainte déposée par une ex-candidate de téléréalité a été jugée recevable.

La bataille judiciaire entre Donald Trump et plusieurs de ses anciennes maîtresses présumées s’accélère. Mardi, une ancienne-Playmate du magazine érotique Playboy a porté plainte à Los Angeles pour demander d’invalider la clause de confidentialité qu’elle a signée avec le président républicain pour garder le silence sur leur « relation romantique ».

Karen McDougal dit dans sa plainte avoir reçu 150.000 dollars pour taire cette histoire et affirme que la moitié de la somme a été reversée à son avocat qui était selon elle en collusion avec le camp Trump. Depuis que cette liaison a été révélée dans la presse, elle dit faire l’objet de pressions et menaces pour ne pas parler aux journalistes tandis que l’équipe légale de Trump ne cesse de disséminer des informations la dénigrant pour la décrédibiliser. Sa liaison supposée avec le président aurait duré une dizaine de mois, entre 2006 et 2007, selon le Wall Street Journal .
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Détecteur de mensongesSon histoire s’ajoute à celle de Stormy Daniels, l’actrice de films pornographiques qui soutient elle aussi avoir eu une liaison secrète avec le président américain entre 2006 et 2007 et qui a porté plainte pour annuler un accord de confidentialité. Son avocat Michael Avenatti affirme que la clause n’est pas valable car elle n’a pas été signée par Trump lui-même. L’avocat du président a de son côté fait valoir qu’il se réservait la possibilité d’exiger 20 millions de dollars au regard de multiples déclarations de Stormy Daniels sur l’affaire.

En face, Me Avenatti a dénoncé des tentatives d’intimidation et des menaces physiques contre sa cliente. Mardi, l’avocat a abattu une nouvelle carte en publiant une photo de Stormy Daniels en train de passer un examen au détecteur de mensonges.

Le Wall Street Journal et plusieurs médias affirment que l’actrice a passé cet examen en mai 2011 à la demande du magazine de potins In Touch, qui avait interviewé Stormy Daniels mais n’a publié cet entretien qu’en début d’année. Dans cette interview, elle déclare avoir eu un rapport sexuel non protégé avec Trump et l’examen semble confirmer ses dires. Les examens au détecteur de mensonge ne sont toutefois généralement pas recevables dans les tribunaux.
« Il a tenté de m’intimider, qu’il a enfreint des lois pour étouffer l’affaire »
Stormy Daniels
Stormy Daniels a posté mardi un tweet ambigu, dans lequel elle fait comprendre qu’il s’était bien passé quelque chose avec le président. Elle joue notamment sur le double sens du mot « sleep », qui en anglais signifie à la fois « dormir » et « coucher avec quelqu’un ». « Techniquement je n’ai pas dormi/couché avec le président des États-Unis il y a douze ans. On n’a pas beaucoup dormi (hé hé) et il n’était qu’une star de téléréalité un peu loufoque. Mais je m’égare… Les gens se sentent vraiment concernés par le fait qu’il a menti, qu’il a tenté de m’intimider, qu’il a enfreint des lois pour étouffer l’affaire, etc ». La Maison-Blanche et Me Cohen ont nié officiellement à plusieurs reprises que l’homme d’affaires ait eu une liaison avec la star.

Ces deux affaires sont loin d’être anodines pour le président des États-Unis. En effet, ces allégations de paiements pour acheter le silence d’anciennes maîtresses pourraient être considérées comme des tentatives d’influencer le scrutin présidentiel de novembre 2016 et donc être assimilés à de possibles infractions aux lois électorales.
Une plainte pour diffamation jugée recevable
Enfin, une autre plainte pour diffamation inquiète la Maison-Blanche : celle déposée par Summer Zervos, ancienne candidate de l’émission de téléréalité « The Apprentice », qui accuse le président d’agression sexuelle. Mardi, une juge new-yorkaise a considéré sa plainte recevable alors que l’avocat de Trump avait demandé en décembre l’annulation de la procédure. Summer Zervos avait affirmé en octobre 2016 que l’ancien promoteur immobilier l’avait caressée et avait tenté de l’embrasser de force en 2007.
Donald Trump avait nié les faits - comme il a nié les accusations d’autres femmes - et son équipe de campagne avait publié le témoignage d’un cousin de Summer Zervos lui reprochant de chercher à se faire de la publicité aux dépens du président. Zervos avait alors assigné le président devant la Cour suprême de l’État de New York en janvier 2017, invoquant des « déclarations mensongères et diffamatoires ».

Le figaro.fr AFP, Reuters Agences


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