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Coupe du monde : la Belgique qualifiée dans la peur

mardi 3 juillet 2018 par Charles Sterlin

Menés 0-2 par des Japonais incroyables de combativité, les Belges s’en sont sortis au forceps et un but dans le temps additionnel.

Ce sera donc un alléchant Brésil - Belgique le 6 juillet à Kazan. Mais si la victoire des Belges face au Japon était attendue, elle a pourtant pris la forme d’un petit miracle tant la Belgique a frôlé le naufrage à l’heure de jeu avant de se ressaisir. Sans surprise, les hommes de Roberto Martinez ont pris les commandes de ce huitième de finale.
Mais les Belges, à force de tenir le ballon et de le faire passer d’un coté à l’autre de la pelouse, ont juste réussi à se faire endormir par leur propre faux rythme. A la pause, ils rêvassaient et se berçaient de l’illusion d’un match qui allait forcément leur sourire en seconde période.
Comme on reçoit une douche glacée en plein sommeil, le Japon se chargeait pourtant de transformer leur paisible soirée en cauchemar. Sur un contre rapide, le défenseur Vertongen se troue et laisse Haraguchi ouvrir le score (0-1, 48e). Evidemment vexés, les Belges se ruent à l’assaut du but de Kawahima. Et la frappe sur le poteau d’Hazard, quelques secondes après ce but, semble annoncer une égalisation rapide (49e). Tout faux. Ce scénario, déjà inouï, va devenir Inui, du nom du milieu offensif nippon. Ce dernier, à l’entrée de la surface, frappe du droit en puissance et trompe Courtois (0-2, 52e).
Coaching gagnant avec Fellaini et Chedli
La folie descendue sur la pelouse de Rostov est finalement contagieuse et gagne cette fois les Belges. Jan Vertongen décide de se racheter de sa bourde et, avec réussite, réduit l’écart d’un coup de tête manqué alors qu’il voulait centrer… (1-2, 70e). Et comme un match peut se jouer sur des choix de coaching, cette folle soirée belge ne faisait que commencer. Car, à la surprise de beaucoup, Roberto Martinez avait décidé, quelques minutes plus tôt, de faire entrer le rugueux milieu Marouane Fellaini. Une décision pourtant judicieuse, puisque le joueur de Manchester United égalise de la tête (2-2, 74e).
Et le choix de Martinez va se transformer en génie puisque l’autre remplaçant, Nacer Chedli, entré en même temps que Fellaini, va crucifier, sur un contre ultrarapide, le Japon à la toute fin du temps additionnel alors que le Japon poussait (3-2, 90e + 4). Evidemment, face au Brésil, les Belges n’auront pas le droit de jouer à se faire si peur. Mais si les deux équipes consentent à livrer le même scénario, on bloque tout de suite la soirée.


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