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Quelle vérité n’a pas été révélée sur le compte en dollars de Jovenel Moïse ?

lundi 30 janvier 2017

National -
Au fur et à mesure que la date du 7 février pour l’investiture du président élu approche, l’étau se resserre autour du juge d’instruction Breddy Fabien, dans le cadre de l’enquête sur le dossier de blanchiment d’argent transmis par l’Unité centrale de renseignements financiers (UCREF). Ce dossier dans lequel est impliqué le président élu, Jovenel Moïse, constitue depuis plusieurs semaines le cheval de bataille de l’opposition qui réclame à cor et à cri la neutralité du juge d’instruction dans le traitement de ce dossier.

Il n’est un secret pour personne que le flou persiste jusqu’à présent sur la nature du compte 340000272 domicilié à la Banque nationale de crédit, appartenant aux époux Moïse. D’un côté, le président élu confirme que toutes les données relevées dans le rapport de l’UCREF sont correctes, mais, précise que le compte incriminé est en gourdes ; de l’autre, l’UCREF, par l’entremise de son directeur général, Me Sonel Jean-François, affirme que les mouvements effectués sur le compte d’épargne chèque cité en référence, appartenant aux époux Moïse sont en monnaie américaine.

Dans le rapport soumis au parquet du tribunal de première instance de Port-au-Prince, l’UCREF a pris le soin d’analyser le flux de dépôts et de retraits effectués sur ce compte par période. A ce sujet, les techniciens de l’UCREF ont constaté que les dépôts avaient été réalisés en espèces et sont très significatifs. L’institution signale avoir répertorié plusieurs dépôts journaliers mobilisant des montants très importants. Pour la période s’étendant du 1er au 19 mars 2012, des dépôts de l’ordre de 349 217, 50 dollars US ont été dénombrés sur le compte. Si la succursale de la BNC de Port-de-Paix recevait ce volume de dépôts journaliers en monnaie américaine, elle devrait sans nul doute exiger une déclaration de provenance de fonds sur chaque dépôt effectué dépassant 10 000 dollars américains et 400 000 gourdes. Ce montant représente le barème international pour lequel la banque exige une déclaration de provenance de fonds.

Comment se fait-il que l’UCREF n’ait pas trouvé ces pièces justificatives au sein de cette banque ? comme elle l’a signalé dans le rapport. Depuis 2001, après le vote de la loi sur le blanchiment d’argent, toute une série de restrictions sont appliquées par toutes les banques à travers le pays en matière de dépôt. La succursale de la BNC à Port-de-Paix peut-elle endosser cette lourde responsabilité de comptabiliser ce volume de dépôts en dollars sans qu’il y ait aucun dossier de provenance de fonds ?

En matière de retraits de fonds par chèque, l’UCREF les a classés par bénéficiaire avec montant et date de chaque transaction. Dans ce chapitre, un chèque émis à l’ordre de cash, au montant de 850 100 US, le 15 octobre 2012, figure au nombre des chèques traités par la BNC sur le compte 340000272. La succursale de cette banque à Port-de-Paix pouvait-elle disposer de cette somme pour payer cash au bénéficiaire de ce chèque ? Les techniciens de l’UCREF qui ont confirmé que ce compte est en monnaie américaine n’ont-ils pas passé au peigne fin toutes les données contenues dans ce rapport ? Quelle banque haïtienne ou étrangère peut-elle traiter à l’ordre de cash le montant de 850 100 dollars US d’un chèque tiré du compte d’un client ? Sur la base de toutes ces considérations contenues dans le rapport que l’UCREF a transmis au parquet, y a-t-il lieu d’affirmer que ce compte 340000272 domicilié à la succursale de Port-de-Paix de la BNC est en dollars ?
Lemoine Bonneau Auteur -


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