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Sur les réseaux sociaux, les listes des...

jeudi 3 mars 2016 par Sterlin Charles

Sur les réseaux sociaux, les listes des membres du gouvernement pullulent. La chasse aux ministères est donc ouverte. Intervenant mardi matin sur les ondes de Radio Magik 9, le président de la République a indiqué que « la présidence n’a encore publié aucune liste de ministres. Les consultations continuent encore ». Cependant, Jocelerme Privert a fait savoir que ni Mirlande Manigat ni Edgard Leblanc n’ont accepté d’intégrer le gouvernement de consensus qui n’aura pas plus de 15 ministères.

« Nous sommes à une phase de regroupement des ministères », a déclaré le chef de l’État. « Cette boulimie ministérielle qui avait caractérisé l’administration passée, je crois que nous devons retourner à la rationalité. On est un pays pauvre dépourvu de ressources, il n’est pas normal, pour recompenser des amis, qu’on crée des ministères », a critiqué Jocelerme Privert, qui a rappelé qu’il y a une loi qui fixe à 17 le nombre de ministères que doit avoir tout gouvernement.

« La Constitution est claire aussi, le nombre de ministères ne peut être inférieur à 10. L’idéal serait d’avoir au moins 15 ministères. Il ne faut pas créer de ministère pour faire plaisir », a expliqué le président provisoire. Selon lui, rien n’empêche de regrouper en un seul les ministères de la Culture et de la Communication.

Le ministère du Tourisme dans le temps était dirigé par un secrétaire d’État, a rappelé le président, soulignant qu’il va toutefois conserver ce ministère tel quel. Cependant, M. Privert a annoncé que Stéphanie B. Villedrouin ne pourra pas être reconduite à cause de la question de décharge. « Aujourd’hui, il ne s’agit pas des membres de gouvernement qui changent de poste, mais il s’agit d’un nouveau gouvernement », a fait remarquer Jocelerme Privert.

En ce qui concerne le ministère de la Jeunesse et des Sports, il reste tel qu’il était, a indiqué le président. « Ce que nous essayons de faire, c’est de limiter au strict minimum les dépenses de l’État. Nous ne créons pas des postes pour faire plaisir à des amis. Nous allons laisser des ministères qui ont effectivement une responsabilité à assumer. Le fait de ne pas nommer un ministre ne veut pas dire que le ministère n’existe pas », a expliqué le chef de l’État.

L’ex-sénateur a souligné qu’il fait appel à toute les compétences du pays pour diriger avec lui, quelle que soit leur couleur politique. Il a cité à titre d’exemple l’ancien journaliste Daly Valet, directeur de campagne du candidat à la présidence Jean-Charles Moïse, et de Yves Christalin, membre de Fanmi Lavalas, qui font partie de son cabinet. Il faut rappeler que l’ancien Premier ministre Jean-Max Bellerive est son chef de cabinet.

S’agissant de PHTK, il a indiqué que le parti de Michel Martelly avait pris part aux consultations et il avait proposé au poste de Premier ministre le Dr Florence G. Duperval et Évans Paul. Edgard Leblanc avait été proposé par les députés de PHTK et les autres membres du bloc majoritaire, a-t-il dit. « J’ai invité Edgard Leblanc à intégrer le gouvernement. Il m’a répondu qu’il n’état pas prêt à intégrer le gouvernement. On reste des amis et je peux le consulter au besoin et on va se rencontrer », a avancé M. Privert.

Quant à Madame Manigat, « avant même la désignation de Fritz Jean, je l’ai appelée pour l’inviter à intégrer le gouvernement. Elle a aussi décliné l’offre », a ajouté le chef de l’État. Contactée mercredi à ce sujet par Le Nouvelliste, Mirlande Manigat a confirmé que M. Privert l’avait effectivement invitée au gouvernement, cependant la secrétaire générale du RDNP n’a pas voulu dire plus. « Le moment n’est pas opportun pour en parler », a-t-elle dit de façon laconique.

Interrogé sur les informations laissant croire que le sénateur François Annick Joseph serait en passe d’intégrer le gouvernement, Jocelerme Privert a répondu en ces termes : « Le sénateur Annick est un citoyen haïtien. Il est libre d’être membre du Parlement tout comme il est libre d’être membre d’un gouvernement. C’est un choix personnel. Et c’est peut-être aussi un choix de ses collègues parlementaires. Si je fais appel à un citoyen pour qu’il occupe un poste ministériel, dès l’instant où il accepte, c’est un choix que je respecte. »

Environ trois semaines depuis son accession au pouvoir, Jocelerme Privert n’est toujours pas en mesure de former le gouvernement de consensus. Cependant, il a promis de respecter les 120 jours pour remettre le pouvoir à un président élu. -

Robenson Geffrard

rgeffrard@lenouvelliste.com


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