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Visé par un mandat d’arrêt international émis...

dimanche 25 mars 2018 par Charles Sterlin

Visé par un mandat d’arrêt international émis par l’Espagne, l’ancien président indépendantiste de la Catalogne a été interpellé par la police allemande à la frontière avec le Danemark.

L’ancien président indépendantiste de la Catalogne, Carles Puigdemont, a été arrêté dimanche par la police allemande à la frontière avec le Danemark. Le dirigeant indépendantiste « a été arrêté à 11H19 par la police autoroutière du Schleswig-Holstein », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police. « Il est maintenant sous la garde de la police », a-t-il ajouté.
Cette arrestation a été confirmée par la porte-parole du parti de Carles Puigdemont, Anna Grabalosa. « Cela s’est passé au moment où il franchissait la frontière germano-danoise. Il a été bien traité et ses avocats sont là-bas. C’est tout ce que je peux dire », a-t-elle déclaré.
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Depuis vendredi, l’ancien président et cinq autres dirigeants indépendantistes catalans, exilés en Belgique, font l’objet de mandats d’arrêt émis par la Cour suprême espagnole. Carles Puigdemont est notamment accusé d’avoir organisé le référendum d’autodétermination du 1er octobre malgré son interdiction et « le grave risque d’incidents violents ». Poursuivis pour « rébellion », les six dirigeants risquent jusqu’à trente ans de prison.
Un avocat de Puigdemont, Jaume Alonso Cuevillas, a précisé sur Twitter que son client avait été interpellé alors qu’il rentrait en Belgique après un séjour en Finlande, où il s’était rendu pour rencontrer des parlementaires et participer à un séminaire. Depuis son exil à Bruxelles fin octobre 2017, l’ancien président s’est déjà rendu au Danemark en janvier sans être inquiété, ainsi qu’en Suisse en mars.
Impasse politique
Vendredi, un juge de la Cour suprême espagnole a ordonné le placement en détention provisoire de cinq dirigeants indépendantistes pour « rébellion » en raison de leur rôle dans la tentative de sécession de la région. Parmi eux, Jordi Turull, le candidat à la présidence, ce qui porte à neuf le nombre total de responsables politiques indépendantistes actuellement incarcérés. Cette arrestation a de nouveau plongé la Catalogne dans une impasse politique. « Le candidat à la présidence de la Generalitat (exécutif catalan) est en prison avec d’autres députés de cette chambre », a constaté samedi le président du parlement catalan, Roger Torrent, à l’ouverture des débats qui auraient dû aboutir à la désignation du nouveau chef de l’exécutif régional. « Il est évident que dans ces conditions la session ne peut pas avoir lieu ».
C’est la troisième fois que les indépendantistes, qui disposent de la majorité absolue au parlement, échouent à faire investir un nouveau chef en raison de décisions de justice, après Carles Puigdemont, exilé en Belgique, et l’activiste Jordi Sanchez, incarcéré.
S’ils n’y arrivent pas avant le 22 mai, de nouvelles élections seront automatiquement convoquées. Et tant qu’un président régional ne sera pas désigné, la Catalogne restera sous la tutelle de Madrid, qui a pris cette mesure après la déclaration d’indépendance mort-née du 27 octobre.


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