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Les États-Unis regrettent la reprise de la présidentielle, l’OEA salue la publication du calendrier électoral

vendredi 10 juin 2016 par Sterlin Charles

Les réactions se multiplient après la publication du calendrier électoral consacrant la reprise du premier tour de la présidentielle. Si l’Organisation des États américains a salué la publication du nouveau calendrier électoral par le Conseil électoral et promis qu’elle continuera à accompagner le pays dans le processus, les États-Unis d’Amérique affirment regretter la reprise du premier tour de la présidentielle.

Après le retrait de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne, c’est à l’OEA et aux États-Unis de se prononcer sur les nouvelles évolutions enregistrées dans la marche électorale en Haïti. Deux sons de cloche. L’OEA salue la publication du nouveau calendrier électoral alors que les États-Unis expriment de ’leur côté des regrets. « Le secrétariat général de l’Organisation des États américains salue la publication du calendrier électoral haïtien par le Conseil électoral provisoire (CEP) fixant les dates du 9 octobre 2016 et du 8 janvier 2017 », peut-on lire dans le communiqué rendu public par le secrétaire général de l’organisation hémisphérique, Luis Almagro.

« La continuation des élections présidentielle, législatives et locales est une étape importante vers la stabilité institutionnelle en Haïti. Le secrétariat général reconnaît en ce processus un effort inclusif de tous, partis politiques, institutions et société civile en Haïti pour surmonter l’impasse électorale », poursuit le secrétaire général, qui appelle l’ensemble des acteurs haïtiens à s’engager en faveur du respect du calendrier électoral afin de renforcer le processus et les institutions démocratiques.

Les États-Unis digèrent difficilement la reprise de la présidentielle, et c’est Mark Toner, porte-parole du Département d’État, qui le fait savoir. « Les États-Unis regrettent la décision du Conseil électoral provisoire de reprendre le premier tour de l’élection présidentielle », a déclaré Mark Toner lors d’une conférence de presse au siège du Département d’État.

Selon les États-unis, la reprise du scrutin présidentiel va augmenter le temps et les ressources nécessaires pour compléter le processus électoral de 2015 ainsi que le délai pour voir l’installation d’un président élu constitutionnellement. « Le peuple haïtien mérite que sa voix soit entendue et non pas différée. Les États-Unis regrettent que le processus soit prolongé à nouveau et l’improbabilité de voir le président élu entrer en fonction avant le 7 février 2017 », a poursuivi Mark Toner qui répondait aux questions des journalistes. Les États-Unis continuent de plaider en faveur de l’installation au plus vite d’un président élu « qui pourra travailler avec les États-Unis et d’autres partenaires afin d’aborder les nombreux défis auxquels le pays fait face ».

L’OEA, dans un registre différent de celui du grand voisin du Nord, promet à nouveau son soutien au pays qu’il encourage à trouver une solution nationale. « Le secrétariat général de l’OEA a accompagné Haïti, un membre fondateur de l’organisation, tout au long du processus électoral de l’année dernière, ainsi que lors de la vérification, et il continuera à jouer un rôle positif dans le processus électoral », affirme plus loin le secrétaire général Luis Almagro.

« Il est essentiel pour Haïti de revenir à une gouvernance élue et le secrétariat général est d’avis que la voie proposée favorisera d’autant plus le renforcement du processus démocratique et permettra aux Haïtiens d’élire leurs dirigeants, notamment le président de la République, des parlementaires et les autorités locales, tel que prévu par la Constitution haïtienne », selon l’OEA.

AUTEUR

Louis-Joseph Olivier

ljolivier@lenouvelliste.com


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