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Privert : tout l’argent des élections est disponible

samedi 30 juillet 2016 par Sterlin Charles

Le président de la République a confirmé jeudi que tout l’argent destiné à l’organisation des élections est disponible. Intervenant à la conférence des chefs de mission diplomatique d’Haïti, Jocelerme Privert a fait un long plaidoyer en faveur de la tenue de ces élections, indispensables, selon lui, pour mettre fin au cycle d’instabilité que connaît le pays.

« Ce n’est pas l’argent qui va nous empêcher d’avoir ces élections et elles seront tenues avec des ressources nationales », a lancé Jocelerme Privert intervenant devant des diplomates et membres du gouvernement. Le chef de l’Etat est clair là-dessus, Haïti dispose désormais des fonds nécessaires à l’organisation des prochaines joutes. Jocelerme Privert a ainsi confirmé la nouvelle qui circule depuis mercredi soir.

Le président de la République affirme avoir déjà informé les membres du Conseil électoral en ce sens. « Hier après-midi, nous avons tenu un conseil des ministres avec les membres du Conseil électoral provisoire, les sources de financement des élections ont été clairement identifiées. Tout l’agent est disponible », a martelé le chef de l’État, l’air fier. Jocelerme Privert a plaidé une fois de plus pour que le pays finance lui-même ses élections.

« Haïti est un pays souverain, les élections sont un acte de souveraineté nationale. Nous avons des amis et des partenaires, nous avons dit que leur assistance est bienvenue, mais nous devons faire tout l’effort nécessaire pour que nous disposions des moyens pour prendre en charge cet acte de souveraineté nationale », a soutenu le président provisoire qui faisait un état des lieux à l’intention des chefs des missions diplomatiques d’Haïti.
Jocelerme Privert ne jure que par ces élections qu’il considère comme cruciales pour le pays. À défaut de ces joutes, le pays risque de se lever en 2017 sans aucune institution fonctionnelle. « La non-tenue des élections n’est pas sans danger pour l’avenir démocratique dans notre pays. Si ces élections ne se tiennent pas, le Sénat aura un effectif de 14 sénateurs sur 30 le deuxième lundi de janvier », a indiqué l’ancien président de du Sénat de la République.

« Un pays avec un Parlement en dysfonctionnement, un gouvernement sans légitimité, un pouvoir judiciaire qui ne fonctionne pas, c’est un pays qui sera rayé de la carte du monde comme État démocratique. Qui peut prendre le risque de ne pas éviter cet effondrement de notre nation ? », s’est interrogé le chef de l’exécutif, qui ne cache pas ses préoccupations. « Il faut absolument, le 7 février 2016, qu’un président soit installé au palais national pour finir avec ce cycle d’instabilité qui est la cause principale de nos malheurs pendant ces 30 dernières années. Aucun sacrifice, je le dis, ne sera trop grand pour assurer et garantir l’installation d’un président le 7 février 2017 », a-t-il indiqué.

« Je m’engage donc solennellement à tout mettre en œuvre pour permettre la tenue de ces élections dans de bonnes conditions et arriver à l’installation, en février 2017, d’un président élu démocratiquement, qui ne soit pas contesté, qui puisse conduire à terme la stabilité politique, relever des défits, un Parlement fonctionnel, capable de jouer son rôle de support à l’exécutif », a dit le président de la République.

AUTEUR

Louis-Joseph Olivier

ljolivier@lenouvelliste.com


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