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Crise politique et électorale

Les présidents Martelly, Privert et Chancy proposent un calendrier de sortie de crise

dimanche 31 janvier 2016 par Sterlin Charles

Le calendrier de sortie de crise à l’étude actuellement à la Chambre des députés propose des réalisations allant du 29 janvier au 8 février 2016. A l’issue d’une rencontre jeudi, le président Michel Martelly et les présidents des deux branches du Parlement, Jocelerme Privert et Cholzer Chancy se sont entendus à poser des actions devant conduire au départ du chef de l’Etat le 7 février 2016.

Selon les grands points de ce calendrier de sortie de crise, le samedi 30 janvier, le Premier ministre Evans Paul devait remettre la démission du gouvernement au président Michel Martelly en vue de faciliter la formation d’un gouvernement de consensus chargé d’assurer la transition. Après quoi débuteront les concertations pour la formation du nouveau gouvernement. Le 1er février est réservé à la recherche de consensus autour d’un Premier ministre et la formation d’un Conseil électoral provisoire. Dans le même temps, une liste de trois personnalités est acheminée au Parlement parmi lesquelles sortira le Premier ministre de consensus et les secteurs concernés sont contactés pour désigner des représentants au CEP. Toujours selon le calendrier de sortie de crise, le mardi 2 février devra se tenir l’Assemblée nationale qui consacrera l’ouverture de la 50e législature. Du même coup, le nouveau Premier ministre est désigné officiellement et ses dossiers sont envoyés au Parlement pour étude avant ratification. Le jour suivant, soit le mercredi 3 février, les deux chambres valident le choix du Premier ministre…Le 4 février, le nouveau gouvernement est installé et les membres du nouveau CEP prêtent serment. Le dimanche 7 février, le jour J, l’Assemblée nationale constate le vide présidentiel et le Premier ministre de consensus prend en charge les affaires de l’Etat. Enfin, du 8 février à l’investiture d’un nouveau chef d’Etat, le Conseil des ministres gère les affaires du pays pendant la durée de la vacance présidentielle. Depuis l’annonce de l’annulation des élections du 24 janvier, une ombre plane sur l’avenir du pouvoir exécutif. Le spectre d’un vide présidentiel hante toutes les forces politiques du pays. « L’exécutif et le Parlement, en tant que co-dépositaires de la souveraineté nationale, ont la responsabilité d’empêcher au pays de sombrer dans le chaos », a déclaré le président du Sénat, le sénateur Jocelerme Privert, intervenant samedi après-midi sur les ondes de la Radio Magik 9 à l’émission ‘’Sak pase’’. Le calendrier de sortie de crise est bâti autour du choix d’un Premier ministre de consensus, fruit des consultations du Président Martelly avec les forces politiques du pays, incluant celles qui ne sont pas représentées au Parlement. « Il faut impliquer tous les acteurs et courants politiques présents au Parlement ainsi que tous les secteurs de la vie nationale dans la recherche d’une solution consensuelle à la crise », a indiqué le sénateur des Nippes. Selon le président du Sénat, ce calendrier prévoit, à des dates précises, le choix d’un Premier ministre après les consultations indispensables, la tenue de l’Assemblée nationale, la ratification par le parlement du Premier ministre désigné, la nomination et l’installation du Premier ministre de consensus qui aura la totalité des fonctions de l’exécutif. « Ce gouvernement aura pour responsabilité de favoriser la stabilité et créer un climat propice à la poursuite du processus électoral, avec pour but ultime de doter le pays d’un nouveau président légitime, élu démocratiquement », a expliqué Jocelerme Privert. Pour avoir rencontré le président Martelly plusieurs fois sur la crise, Jocelerme Privert est en mesure d’affirmer que le chef de l’Etat est pleinement disposé à partir le 7 février, date correspondant à la fin de son quinquennat. Sa seule préoccupation à présent, a souligné le parlementaire, est de mettre en place un mécanisme pouvant faciliter la passation de pouvoir à un Premier ministre qui bénéficie de la légitimité parlementaire et qui peut dégager un large consensus au près des différents secteurs de la vie nationale. « C’est une exigence ! Pas question de nommer un Premier ministre avant qu’il ait été validé par les deux chambres », a exigé le président du Sénat pour le déconseiller toute velléité de nommer un Premier ministre qui ne soit pas un rassembleur, fruit d’un large consensus. Au jour 1 du démarrage du calendrier, le sénateur Jocelerme Privert a affirmé que le président ne lui a pas encore communiqué l’état d’avancement des consultations. Il a indiqué, par ailleurs, qu’aucun accord n’est encore scellé entre les deux pouvoirs d’état - l’exécutif et le parlement - sur l’après Martelly. Cet accord, a-t-il précisé, fera suite à l’exécution du calendrier d’action élaboré pour éviter au pays un dysfonctionnement du pouvoir exécutif à la fin du règne de Michel Martelly. Le Nouvelliste a appris qu’une commission ayant à sa tête le député Jerry Tardieu, chef de la minorité à la Chambre des députés, travaille actuellement sur le calendrier de sortie de crise. Robenson Geffrard et Ricardo Lambert


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