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Présidence provisoire Les ministres de Fritz Jean sont connus

mardi 8 mars 2016 par Sterlin Charles

- Après plusieurs semaines de négociations, le palais national a rendu public, très tard dans soirée du lundi 7 mars la liste des ministres du gouvernement de consensus.

Le nouveau gouvernement est composé de 15 ministères dans lequel le Premier ministre Fritz Alphonse Jean conserve le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales. Selon cette liste envoyée à Le Nouvelliste par un conseiller du chef de l’Etat, Fritz-Alphonse Jean est à la fois Premier ministre et ministre de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale. Ericq Pierre devient le ministre des Affaires étrangères, des Haïtiens vivant à l’étranger et des Cultes ; Yves Romain Bastien, ministre de l’Economie et des Finances ; Enex Jean-Charles, ministre de la Planification et de la Coopération externe ; Florence Elie, ministre de la Justice et de la Sécurité publique ; Arnoux Séverin, ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural ; Toujours selon la liste officielle, Daphnée Benoît Delsoin est nommée ministre de la Santé publique et de la Population et elle est également la ministre a.i. de l’Education nationale, de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique. Jacques Evelt Eveillard devient ministre des Travaux publics, Transports et Communications ; Jean René Antoine Nicolas est le nouveau ministre des Affaires sociales et du Travail ; Jessy C. Petit-Frère devient ministre du Commerce et de l’Industrie ; Simon Dieuseul Desras ministre de l’Environnement ; Didier Hyppolite devient ministre du Tourisme ; Marie Denise Claude, ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes et enfin Marc Aurèle Garcia devient ministre de la Culture et de la Communication. Dans une interview accordée au Nouvelliste quelques heures avant la publication de la liste des membres du gouvernement, Fritz-Alphonse Jean a indiqué au journal qu’il se prépare à passer devant la Chambre des députés. Le président Jocelerme Privert avait déjà souligné que, sur ce point, il ne s’agit pas de la ratification du Premier ministre. « Il s’agit d’un vote pour sa déclaration de politique générale. Le Premier ministre est nommé et investi dans ses fonctions. Cela doit être clair pour tout le monde. Il n’y a pas de Premier ministre désigné, il y a un Premier ministre nommé et investi dans ses fonctions. C’est ce que dit la Constitution et c’est ce que je fais », avait martelé le chef de l’État vendredi dernier. Comme le locataire du palais national, Fritz Jean se dit confiant d’un vote favorable de la part des parlementaires. « Même si on est confiant, c’est un processus de dialogue et il faut rassembler ceux qui ne sont pas encore totalement convaincus », a-t-il dit. Le bloc minoritaire au Sénat et le bloc majoritaire à la Chambre des députés continuent d’afficher leur hostilité par rapport au choix de Premier ministre fait par le chef de l’Etat. Ces parlementaires laissent croire que Fritz Jean n’a pas beaucoup de chance quant à un vote de confiance de leur part. « Tant qu’il y a dialogue, il y a espoir », croit savoir le chef de l’État. Selon lui, l’un des avantages qu’il a et qui lui a permis de remporter les élections devant l’Assemblée nationale, c’est sa capacité de parler avec tout le monde. « Je ne connais aucun ennemi que je ne puisse transformer en quelques heures en un grand ami », avait-t-il avancé pour parodier Trujillo Vargas. Parallèlement au retard « relatif » enregistré dans la formation du gouvernement, Jocelerme Privert n’est pas encore parvenu à former le CEP. Il a avait fait savoir la semaine dernière que tous les neuf secteurs concernés par la formation du CEP ont déjà envoyé à l’exécutif le ou les nom(s) des personnes désignées. Cependant, deux secteurs, vaudou-paysan et syndical, ont proposé trois noms. « L’exécutif va devoir trancher entre ces trois noms », avait indiqué le président, annonçant que, sous peu, il va publier une note de presse pour présenter le choix des neuf secteurs avant leur nomination par arrêté présidentiel dans Le Moniteur. En outre, le président Privert avait annoncé la formation d’une commission de vérification pour les élections du 9 août et du 25 octobre 2015. « La commission de vérification est une exigence récurrente des acteurs politiques. On ne peux pas faire l’économie de cette commission », avait-t-il dit. Si l’on s’en tient à l’accord de sortie de crise du 6 février, le 24 avril 2016, il devra y avoir l’organisation du second tour de l’élection présidentielle, des élections législatives partielles, des élections locales et la proclamation des résultats définitifs le 6 mai qui conduira à l’installation du président élu de la République le 14 mai 2016. Déjà 22 jours depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Jocelerme Privert n’a pas encore un gouvernement opérationnel ni un Conseil électoral provisoire. « »


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